Sun Records vendit le contrat d’Elvis à RCA pour 35,000$, dont 5000$ à Elvis, qui acheta alors la fameuse Cadillac rose à sa mère. Ce contrat fut signé le 15 novembre 1955. Le patron de RCA était Steve Sholes, directeur de services artistiques et de la division Country & Western. À sa retraite, Steve Sholes fut remplacé par Felton Jarvis. Le président de RCA-Victor, à cette époque, était Frank Folsom. Madame Joan Deary était l’assistante de Steve Sholes. C’est elle qui a produit le disque Aloha from Hawaii. L’adresse de RCA-NY est 155 E. 24th ST.

C’est le 10 janvier 1956 qu’eut lieu la première session d’enregistrement d’Elvis pour RCA, au studio RCA de Nashville qui était alors sous la direction de Chet Atkins (C&W). Celui-ci a contacté Floyd Cramer, Gordon Stoker, Ben Speer et Brock Speer, en plus des musiciens habituels. Ceci fut aussi la première présence de D.J. Fontana au sein du groupe. Cette journée là, on enregistra Heartbreak Hotel. Cette chanson a joué pour la première fois à l’émission WINS de Alan Freed, à New-York.

Après la session d’enregistrement du 11 avril 1956, I Want You, I Need You, I Love You, Elvis a demandé à Gordon Stoker d’amener son groupe The Jordanaires à compter de la prochaine session, qui eut lieu le 2 juillet 1956, pour l’enregistrement de Hound Dog et Don’t Be Cruel. Cette entente demeura valable jusqu’en 1969. La prise 31 de Hound Dog fut retenue pour la production du disque.

Rocco Laginestra était le Président de RCA Victor. Harry Jenkins en était le Vice-Président, responsable d’Elvis, et Felton Jarvis s’occupait de la production des disques après la retraite de Steve Sholes. C’est ce dernier qui avait signé Elvis pour la firme RCA -Victor.

En septembre 1956, la compagnie RCA -Victor fit une chose assez inusitée en sortant simultanément huit disques d’Elvis.

Le 1er mars 1973, Elvis vendit à RCA son catalogue complet de chansons enregistré antérieurement à cette date, pour la somme de 5,4 millions de dollars plus 500 000 $ par an. Le Colonel Parker aurait pris 50% de cette somme. En considérant l’essor considérable des disques CD, ainsi que l’envoûtement continuel du public pour la musique d’Elvis, on peut facilement prétendre que ce sont des dizaines de millions en revenu qui se sont envolés par cette décision.

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